24h du Mans

Le Mans (72) – 24h vélo sur le circuit Bugatti

14h en ce vendredi 28 août 2026, départ pour le circuit du Mans. Au programme les 24h non pas moto ni auto mais vélo.

Les 6 valeureux sont en forme, Didier, les 2 Alain, Pierre, Thierry et moi-même.
Comme d’habitude, la galère pour sortir de Paris. Il fait plutôt beau, rien à voir avec les orages d’hier après un été caniculaire.
Nous arrivons vers 17h pour retirer les dossards et faire un repérage. C’est immense avec déjà beaucoup de monde.
Nous repartons à 19h30 vers notre hôtel pour cette première nuit. Nous sommes des aventuriers mais cela a ses limites, un peu de confort c’est tellement mieux.

Samedi, réveil à 6h, on ne va pas se mentir, dur dur mais pas question de faire attendre le Président. Thierry mon compagnon de chambre me dit que j’ai ronflé, étrange je n’ai rien entendu. Bref.
Rdv à l’accueil à 6h30 et départ pour le circuit. Il faut dire que les embouteillages de la veille à l’entrée du camping ont quelque peu modifié l’organisation.
Nous trouvons non sans mal une boulangerie ouverte. Baguettes et viennoiseries au menu, il ne faut pas se laisser abattre. On est des sportifs du dimanche, il ne faut pas l’oublier et fier de l’être en plus.
Arrivés au camping du circuit pendant que nos voisins se réveillent doucement, nous montons les tentes sous les nuages menaçants toujours dans la bonne humeur.
Pas le temps de traîner, il faut se rendre à la reconnaissance du circuit sur une fenêtre de tir de 1h.
Enfin sur le circuit, mélange d’excitation, d’appréhension. Il y a beaucoup de monde, trop peut-être. Il va falloir être très prudent.
L’ambiance est sereine mais pas le temps, avec cette brouillasse qui s’éternise.
Fin de la reconnaissance, nous poursuivons avec le briefing dans les tribunes. Maître mot la Sécurité, la Prudence et le Respect. Ça me va bien.
Nous déjeunons sous un déluge, nous nous entassons sous la tente, c’est sympa.
Le président a préparé un menu 5 étoiles, pâtes, crudités, saucissons, on n’est pas bien là !!!!! Que quelqu’un ose dire le contraire.

15h, c’est le grand départ, honneur au président avec son porteur de vélo Pierre.
Comme pour les 24h motos, départ en ligne et tout le monde cours récupérer son vélo en traversant le circuit. Tout cela sous la pluie évidemment, Flotteman est présent.
Sous les applaudissements et les encouragements, tous les coureurs s’élancent après le départ donné par l’humoriste et comédien Arnaud Tsamere.
La classe présidentielle, attentif, tout en douceur.
On attend le 1er tour, c’est parti vite. Le président est parti prudemment toujours sous cette pluie battante. On l’applaudit, crie  » Allez Gournay » mais il n’entend pas il est dans sa bulle…

C’est parti pour 24h d’aventure et de complicité (avec ses limites évidemment, ne t’emballes pas Thierry M de Tours quand tu liras cet article)

18h, le soleil est de retour mais avec beaucoup de vent. Le groupe assure une bonne allure.
Pendant qu’un cyclo tourne, les autres attendent leur tour sagement.

Place à la nuit, une autre ambiance.
Feu arrière obligatoire, le circuit est éclairé pour plus de sécurité. Le vent commence à se calmer en revanche les cyclos vont toujours aussi vite, c’est impressionnant.
Sur certaines portions, mon compteur affiche 35 km/h et malgré cela, je suis déposé. Nous continuons à garder nos distances, on ne joue pas dans la même cour.

La nuit est longue lorsque le sommeil n’est pas trouvé ou réduit à sa plus simple expression. Taux d’humidité maximale, tout est trempé et rien ne sèche. Tout le monde arrive plus ou moins à trouver quelques heures de sommeil. Ça ronfle c’est un signe pendant que certains pédalent. Entre 1h et 4h, c’est compliqué de trouver le rythme mais comme de vaillants combattants, personne ne rechigne à la tâche et avec le sourire s’il vous plaît. Toujours sur une cadence en dessous des 10 min par tour voir beaucoup moins pour certains, l’objectif sera atteint à n’en pas douter sauf incident mécanique.

6h, le jour commence à se lever avec toujours beaucoup de nuages menaçants. Cependant il fait doux, on ne sait pas comment s’habiller pour attaquer notre tour de circuit.
Ceux et celles qui jouent la gagne n’ont pas baissé de rythme. Ça roule très fort et toujours parfois à la limite. Nous sommes vigilants car la moindre erreur de trajectoire et c’est la collision assurée avec les conséquences que l’on peut deviner. Il faut que ça reste une fête donc on évite d’être au contact de ces extraterrestres qui carburent pour certains a quelques médocs et ne s’en cachent pas visiblement.
Finalement la rotation à 6 passe très vite. A peine couché et c’est déjà notre tour. L’ambiance toujours aussi bonne malgré la difficulté car on ne va pas se mentir ça commence à piquer enfin je parle pour moi.
Après nous avoir laissé tranquille une partie de la nuit, le vent revient en force la journée histoire de durcir la course.
Grâce à certains du groupe (je ne donnerais aucun nom car sinon ça va se la péter), on remonte dans le classement. La régularité paye et ça fait plaisir car quoi qu’on en dise, on se prend au jeu.

Les heures tournent et le final approche, l’ambiance monte petit à petit dans le paddock. Difficile de se frayer un chemin dans notre box n°23, certains s’y sont installés allègrement alors que le règlement ne l’autorisait pas, no comment….

Ça ne nous empêchera pas de nous battre jusqu’à l’arrivée.
13h plus que 2 cyclos à prendre la piste. Il va être l’heure de commencer à remballer tout le matériel tranquillement et dans la bonne humeur. Kiki dit ne pas avoir fermé
l’œil de la nuit sauf que ses ronflements l’ont trahi et ça chambre gentiment.

14h, dernier relais et c’est moi avec mon tronc d’arbre (je parle de mon vélo Gonnel) qui va avoir l’honneur de représenter Gournay dans ces derniers tours de piste.
Cette fois il y a énormément de monde aux abords du circuit et dans les tribunes. C’est incroyable cette ambiance.

J’entends mon nom, je m’arrête pour signer des autographes, une rapide interview et je repars. C’est très agréable. Du coup le chrono en prend un coup mais je m’en fiche je profite.
Bon vous l’aurez deviné, je viens de vous partager un rêve quoi qu’un gars de Pantin (dixit le Président) n’arrêtât pas de m’encourager en haut de la côte de Goodyear. On va en rester là et redescendre sur terre, c’est déjà pas mal. Merci à toi l’inconnu du circuit Bugatti.

14h50, ça y est c’est le dernier tour, les tribunes sont pleines. Que du bonheur. Je vois le drapeau à damiers tout au long de la ligne droite, une sensation étrange m’envahi.
24h de vélo bouclées en 24h incroyable !!!! Objectif atteint. On est resté uni, régulier, organisé et surtout le tout sans bobo, aucune casse, avec le sourire tout au long de cette aventure atypique.

Bravo à notre belle équipe, à cet état d’esprit toujours positif.
Un grand merci tout particulier à Didier et sa femme qui ont assurés une sacrée logistique tant sur le matériel que sur l’alimentation. Nous n’avons manqué de rien. Merci à vous 2 !!
Je n’oublie pas Alain (kiki) également pour avoir assuré le transport, rien à dire parfait comme d’habitude et Pierre qui a participé à l’organisation de ce we.

Votre serviteur Christophe V.