Séjour à Beaune – 8 au 11 mai 2024

Autour de Beaune vendredi 10 mai

Au retour de notre deuxième parcours de jeudi, j’étais lessivé par la multiplication des efforts violents, mais certain que celui de ce jour serait bien plus tranquille. Je contribuais à convaincre Didier (le « Grand Didier » qui reprenait le vélo après son accident et avait bien peu de kilomètres dans sa besace cette année) de revenir avec nous. Il n’avait pas osé faire le deuxième parcours. Le troisième serait bien plus tranquille et sans problème.

Partant la fleur au guidon à 7h30 pétantes en passant par la boulangerie faire provision de sandwichs, nous grimpons dans les vignes de Pommard sous un soleil radieux et un ciel sans nuage. A Volnay notre route bifurquait sur la droite par rapport à la veille, vers Auxey-Duresses et non Meursault. Et sans prévenir, se présentait à nous un raidar d’une cinquantaine de mètres à 15 % au moins. Même Jacqueline surprise sur un grand braquet a du mettre pied à terre.

Puis notre cheminement entre les vignes repart plus tranquillement. Après quelques arrêts pour ranger le coupe-vent car le soleil commence à chauffer, nous approchons de Saint Romain avec la première vraie difficulté du jour (250 m de dénivelé sur 4km). C’est la traversée du village à 12 % qui est la plus difficile ; le reste de la montée est plus régulier et plutôt agréable pour arriver au dessus des falaises de Saint Romain à Baubigny d’où l’on découvre toute la vallée de la Saône jusqu’au Jura.

Petite côte bien soutenue en sortie du village d’Orche puis après quelques kilomètres une longue et belle descente ombragée et verdoyante dans le Val de Digenne, non loin du cirque du Bout du Monde. A Nolay nous nous octroyons une pause café et prenons la magnifique voie verte qui nous amène à Paris-l’Hôpital.

De montées en descentes, de plateaux en vallons, nous parvenons à Couches où Pierre-Antoine nous avait réservé une de ses attentions. Le mur de Couches 11 % de moyenne sur plus de 300 m avec une arrivée à un stop où la pente atteint les 20 %. On en a entendu des jurons ! Les oreilles de Pierre-Antoine ont du siffler. Mais bon an mal an, tout le monde est bien passé et a une fois de plus encaissé la difficulté.

Nous faisons une pause déjeuner à Collonges la Madeleine, plateaux entre 400 et 500 m d’altitude très ruraux. Ne trouvant pas de point d’eau, nous nous arrêtons dès que possible et c’est le cimetière de Saisy qui nous permet de remplir nos bidons avec une belle eau fraîche puisée par une « pompe à chapelet » (pompe à chaîne). Interrogeant un monsieur « très serviable » sur la potabilité de l’eau, il nous répond « gentiment » qu’elle était très riche en arsenic. Nous ne pensions pas que c’était le risque essentiel, mais dans le village suivant, nous avons vidé nos bidons et tiré l’eau d’un robinet bien moins pittoresque que la pompe.

Poursuivant notre périple sur une belle route toute en courbes et faux-plats, sans circulation ou si peu, nous parvenons à Moulinot, puis grimpons à Ivry en Montagne avant de descendre dans la vallée de l’Ouche.

Reste plus que la dernière difficulté du jour, une longue montée à plus de 600 m d’altitude vers Bessey en Chaumes. Dans cette montée le groupe se disperse un peu avec les plus rapides à l’avant et le plus lent à l’arrière, moi-même accompagné de Thierry qui me soutient toujours en me faisant croire que je monte pas si mal que ça … et souvent de François ou Didier, mais jamais seul. Le « Grand Didier » est en pleine forme et se retrouve isolé entre les deux groupes et le nez dans le guidon il rate un changement de direction vers la droite et se retrouve au village de Crépey, 5 km plus au nord. Les derniers arrivant à Bessey en Chaume s’inquiètent de la disparition de Didier qui était devant mais derrière les autres et le miracle du téléphone portable nous permet de le joindre . De son côté s’informant auprès d’un groupe de jeunes s’ils n’avaient pas vu des cyclistes, il obtint une décevante réponse négative. Finalement, après quelques tergiversations sur l’itinéraire à suivre et un aller retour inutile à Crépey, il nous rejoint avec 150 m de dénivelé et 5 km de plus. Pour un garçon qui hésitait à venir, il n’est pas venu pour rien et a prouvé sa bonne forme.

Ne restait plus que la longue descente sur Beaune, égayée de quelques diverticules à la chaussée douteuse qui obligeaient à la prudence et le retour à l’hôtel se fit en temps et en heure pour aller découvrir ensuite les Hospices de Beaune. Et grand merci à Pierre-Antoine pour ce magnifique parcours !

Jean-Jacques

Parcours de 101 km – 1450 m D+